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Formation "Développer les compétences orales à l’aide de divers supports"

11 - 15 Avril 2011

Sofia, Bulgarie

Dans la perspective d’une approche moderne et communicative des langues étrangères, l’oral occupe une place privilégiée dans la mesure où il est le vecteur de nombreux contacts et interactions.

Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) a rompu avec la longue tradition des quatre « compétences » qui pouvaient être définies à travers le statut du locuteur (émetteur ou récepteur) et le médium utilisé, à savoir l’oral ou l’écrit. Le CECR a en effet complété ce découpage d’une part en introduisant la notion de médiation linguistique, d’autre part en distinguant la production orale en continu et l’interaction, qui prendra notamment la forme de dialogues pour ce qui est de l’oral. Une fois cette précision intégrée, il convient de préciser quelles seraient les macro-compétences utiles pour développer l’oralité chez les apprenants. Un relevé empirique permet d’en identifier a minima six, à savoir les compétences prosodiques, les compétences morphosyntaxiques, les compétences lexicales, les compétences pragmatiques, les compétences socioculturelles et les compétences non-verbales. C’est bien l’ensemble de ces compétences, constitutives de l’oral, qu’il conviendra de développer ou de renforcer.

Une autre entrée consistera à s’interroger sur les conditions à réunir dans une situation de classe pour que les élèves prennent et s’approprient la parole de façon effective. Ces conditions sont au nombre de cinq et peuvent être formulées à l’aide du questionnement chronologique suivant :

1. les élèves ont-ils quelque chose à dire ?
2. Savent-ils le dire (ou, de façon plus large, l’exprimer) ?
3. Ont-ils envie de le dire ?
4. Ont-ils le droit de le dire ?
5. Ont-ils l’occasion de le dire ?

S’interroger sur l’oral en classe de langue, c’est peut-être et avant tout s’interroger sur la mise en œuvre de stratégies didactiques et de démarches pédagogiques censées induire des réponses affirmatives à chacun de ces questionnements.

Dans cette optique, la notion de motivation, liée à la prise de risques, elle-même inhérente à la prise de parole, doit régulièrement être interrogée car la participation des apprenants est, plus encore que dans d’autres domaines, indispensable à un fonctionnement dynamique et efficace de la classe.

Enfin, se poser la question de l’oral, c’est également se poser la question de son évaluation, en introduisant notamment l’idée d’une approche critériée de l’évaluation, mais aussi le droit à l’erreur et la notion de remédiation différenciée et ciblée.

Pierre-Yves ROUX

CIEP
 
Liste des participants à la formation

 

Matériel pédagogique de la formation


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